Quatorzième station :
où, après la mise au tombeau ( de la démocratie »),
il est question de « résurrection » …
et de « printemps électoral »
Et M.VALLS de poursuivre :
« Notre pays a précisément besoin [ …] d’un élan nouveau et puissant pour redonner du sens à notre pacte républicain, au « vivre ensemble« . […]»
Nous ne pourrons pas sortir de la crise de notre pacte républicain, nous ne pourrons pas retisser un lien social fort, nous ne pourrons pas « réenchanter« le lien des Français avec la politique et l’action publique, sans travailler à la définition d’un nouveau contrat social, d’une nouvelle alliance avec les Français. »
« re-donner du sens » … « re-tisser » … « ré-enchanter » …
Ainsi des profondeurs de la désespérance va jaillir le chant du « nouveau » …
… un « élan nouveau » …
… un « nouveau contrat » …
… une « nouvelle alliance » …
… qui est le chant du « re-nouveau » …
… et dans lequel il est question …
… de « re-donner » …
… « un second souffle à notre démocratie et au civisme » …
… « une nouvelle respiration au corps social français » …
… de « re-donner du sens » …
… « aux concepts de démocratie et de citoyenneté » …
… « à notre pacte républicain, au « » « vivre ensemble » …
… de « redonner sa légitimité » ..
… « à la République et à la démocratie » …
… de « re-trouver » …
… « la confiance des citoyens » …
… « un ciment qui unisse la communauté nationale autour de ses valeurs fondatrices » ….
bref,
… de « re-trouver la République » …
… quelque chose, en somme, puisqu’il est même question de « ré-surrection », comme … la Pâque du citoyen … !
Il faut, disent-ils, …
… «ressusciter chez les Français un nouvel intérêt au travail » …
( Il y aura même – en écho, dans le Compte rendu – un bruyant « Amen ! » émanant des bancs du groupe socialiste !)
D’autres diront – mais cela fait païen ! [v]– qu’il faut « ré-enchanter la politique» »
« Monsieur le ministre,
vous avez parlé de« »réenchanter »»la politique.
Merlin a beaucoup de travail pour y parvenir ! »
Et c’est peut-être de ce « ré-enchantement » que procèdent les élections.
Car, chaque nouvelle législature – qu’il y ait alternance ou pas – est vécue comme un nouveau « printemps » de la politique. Le temps du « re-nouveau ».
« Après avoir vécu, sur les bancs de gauche comme sur les bancs de droite, le printemps qu’a connu la France aux mois d’avril et mai dernier … » ( « Quel poète ! »)
On pourrait aussi parler d’une fête de la lumière car, s’il y a alternance, d’aucuns disent qu’alors, on passe « de la nuit à la lumière » … « de l’ombre à la lumière » ( 1981 ! …« Ah ! Quels temps heureux ! … On allait changer la vie ! » ) …
Et – curieux hasard du calendrier –en France, les élections ont toujours lieu au printemps. Le printemps, c’est le temps où « fleurissent » les promesses … le temps où l’on trace le « sillon » … le temps des « semailles » … le temps où ce qui a été et qui n’est plus va pouvoir être à nouveau.