Il se trouve que c’est par la législature 1981-1986 que j’ai commencé à m’intéresser aux débats de l’Assemblée nationale. J’avais alors étudié les débats relatifs à l’agriculture et à la ruralité.
Certains trouveront que l’angle d’approche ( l’agriculture) est un peu trop restrictif – voire même un tantinet hermétique, dans la mesure où ce qui concerne l’agriculture n’est jamais exactement comme le reste, ce qui a pour conséquence de faire de ce domaine une affaire de spécialistes.
Mais, en relisant ce que j’avais écrit à la fin des années 1980, il m’a semblé :
1. que c’était toujours d’actualité ;
2. qu’il y avait moyen d’atténuer ( au niveau de l’exposé) les particularismes agricoles et de rendre le récit accessible à tous.
Le récit en question, c’est l’histoire de députés socialistes très motivés pour mettre en œuvre une nouvelle politique agricole et qui se sont trouvés confrontés aux pressions exercées simultanément par LA « profession agricole » et par le Marché commun (la fameuse « PAC »). Plus le virage opéré en 1983 par Mitterrand et Mauroy ( maintien dans le Système monétaire européen et – en conséquence – politique de rigueur).
Comment vivent-ils, disent-ils cette tension entre le vouloir – le projet – et le réel ?
Quels enseignements peut-on en tirer en ce qui concerne les conditions d’une véritable alternative ?
Tel est l’objet des ces « rétro-débats »
la « furtive embellie »_résumé